Chapitre 5 : MécaTown

Publié le par Bruno A. Lepoittevin

A cette heure là, une fine cigarette de plante de «toinje» dans la commissure des lèvres, moi, Ysahak le «T» , le «T- raqueur», passant devant les physiolabs, j'empruntais l'ascenseur à énergie gazeuse de la colonne centrale et me rendais au dôme principal, le Q.G des Partizans.

A cette heure là, ça grouillait de monde.

Un monde pas très clair en vérité. Mon monde. Un monde déjanté.

Mon metamonde.

A cette heure là, terriens, lunaires, mécas et autres loustics aux origines des plus douteuses, étaient déjà bien allumés.

A cette heure là, on ne faisait plus la différence tellement l’ambiance, comme les esprits, était embrumée.

On ne se souvenait jamais plus de rien le lendemain.

A cette heure là, déjà.

Les drogues, les alcools et autres substances au tétrahydrocannabinol surdosé, dont j’épargnerai ici au lecteur la description des conséquences, menaient à la baguette cet orchestre délabré de larves à vent !

A cette heure là, les alcools coulaient telles des rivières dans des gorges offertes, les drogues de toutes les planètes connues, ou inconnues du système parcouraient vaillamment veines bleuies gonflées et narines surpoudrées.

A cette heure là, les coupes d’hydromel fumaient et les cendriers étaient remplis de filtres bleus, de pipes à « fleurs d'Itériis », du nom de ce fabuleux petit astéroïde venu s'écraser sur la plage, il y a peu, et incroyablement et inexplicablement recouvert d’herbes qui font rires à souhait.

A cette heure là, le coma ambiant sentait déjà bon l'opiacée...

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